Casas Grande
Les clans sétendaient sur toute lAmérique Centrale et lAmérique du Nord. Les quelques clans qui continuèrent à respecter les lois essayèrent de trouver des guides spirituels. Ils cherchaient des enseignants car ils savaient quils ne pouvaient pas remplir ce rôle eux-mêmes. Alors à nouveau quelques chefs spirituels décidèrent de réunir leurs clans afin denseigner aux jeunes générations le plus haut niveau de compréhension concernant les relations entre les hommes et le créateur et enfin pour leur transmettre tous nos merveilleuses traditions qui depuis le premier monde sont restées vivantes à travers et malgré toutes les migrations et les temps difficiles.
A cette époque on construisit la merveilleuse ville que lon appelle aujourdhui Casas Grande. Il semblerait que seulement quatre clans importants y aient vécu. Aujourdhui nous y trouvons les symboles du clan de laigle du clan du serpent du clan du maïs et du clan des fantômes. Il reste également des traces pouvant être des symboles dautres clans.
Je me rappelle bien dun jour quand jallais encore à lécole où jétais assis près de mon père. Il me demanda ce que javais appris à lécole. Il ne sembla pas satisfait de ma réponse et commença à me parler de cette ville.
Quand plus tard jeus la chance de pouvoir la visiter avec mon père je lai trouvée exactement telle quil me lavait décrite ainsi que son frère ultérieu-rement. Or ils navaient jamais été à cet endroit. Alors comment ont-ils pu la décrire aussi précisément ? Naturellement parce que leurs pères leur en avaient parlé de nombreuses fois. Cest de cette manière que nous gardons nos traditions.
Les quatre clans se donnèrent beaucoup de mal pour attirer dautres clans et pendant un certain temps cette ville devint un centre important. Sa fin arriva quand elle fut attaquée par le clan de laraignée. Les clans qui habitaient la ville se défendirent avec courage mais quand lennemi détourna la rivière qui alimentait la ville ils durent renoncer. Ils nont pas capitulé car ils ont creusé un tunnel par lequel ils se sont tous sauvés. Les Kachinas ne les accompagnaient pas car comme je lai déjà dit ces derniers pouvaient se rendre invisibles pour quitter la ville. Cette ville fut le dernier grand lieu de rassemblement avant la réunification finale ici à Oraibi.
Oraibi
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Shungópovi est (avec Oraibi) un des plus ancien village du continent américain ayant été habité continuellement depuis sa fondation
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Il est connu que dici viendra la vraie connaissance. Oraibi est le plus vieux village de ce continent ayant été habité continuellement depuis sa fondation. Même les scientifiques furent obligés de ladmettre dune certaine façon. Ils ont examiné le bois ayant servi à la construction de nos maisons et ont conclu que le village fut créé vers 1150. Cela vous semble peut-être vieux mais pour nous ce nest que quelques siècles. Les archéologues ont jugé daprès le bout de bois le plus vieux quils ont trouvé mais en réalité trois villages se trouvent en-dessous des bâtiments actuels et le premier village fut fondé il y a 4.000 ans.
Oraibi ne fut pas le premier village de cette région. Le tout premier sappelait Shungópovi et se trouvait au pied de la falaise du deuxième plateau en-dessous du village actuel qui porte le même nom. Après quelques temps il y eut une dispute entre deux frères à propos de la femme de lun deux. Le plus jeune Machito décida de quitter le village et de fonder son propre village. Il lappela Oraibi et il sappelle encore ainsi aujourdhui. Comme Machito faisait partie du clan de lours et connaissait toutes les traditions de ses ancêtres il apporta quelque chose qui aujourdhui représente la possession la plus précieuse des Hopis cest-à-dire les quatre tablettes (planches) sacrées. Ce sont ses aînés qui les lui ont remis quand il décida de fonder son village.
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Seconde tablette du Clan de lOurs (recto-verso)
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Plusieurs centaines dannées sécoulèrent avant que tous les clans qui devaient venir soient arrivés. Déjà longtemps avant la fondation dOraibi les clans qui devaient venir sinstaller ici avaient été choisis. Mais même ces clans choisis ne purent venir quand ils le désirèrent. Ce sont leurs Kachinas qui devaient leur dire : Maintenant il est temps pour vous dy aller et ils sont venus. Ce fut la dernière fois que les êtres humains purent voir leurs divinités. A partir de là dautres Kachinas furent désignés pour rester avec les clans mais seulement sous une forme spirituelle et non plus corporelle ne loublie pas. Chaque clan qui désirait venir à Oraibi devait dabord sinstaller à quelques kilomètres dici. Il y a de nombreuses ruines dans les environs qui furent de tels sites provisoires. Après un certain temps les clans pouvaient envoyer leurs représentants pour rencontrer nos chefs afin de demander la permission de pouvoir sinstaller ici durablement. Ils devaient raconter toute leur histoire passée lhistoire de leurs migrations où ils étaient allés ce quils avaient fait et sils avaient suivi les lois divines. Toute leur histoire complète devait être rapportée à mes pères du clan de lours. Mais pour pouvoir être acceptés il ne suffisait pas davoir terminé la migration les clans devaient aussi préciser comment ils pensaient participer aux cérémonies successives annuelles. Il existe un cycle annuel qui nest complet que si toutes les cérémonies de chacun des clans sont représentées et si lensemble se complète. Par conséquent un clan qui voulait sinstaller à Oraibi devait être en mesure de contribuer à notre cycle avec sa propre cérémonie.
Les premiers clans qui arrivèrent après le clan de lours furent le clan des fantômes (clan du feu) le clan de laraignée et le clan du serpent. Tous ces clans réunis ne représentaient pas un très grand nombre dhabitants car seuls les clans choisis étaient ceux qui vivaient en concordance avec le plan du créateur.
Certains clans ne purent être acceptés bien quayant la même origine que nous mais ils navaient pas terminé leur migration. Ils sinstallèrent dans les environs et on les désigne aujourdhui comme les tribus pueblos. Bien sûr le mot pueblo est dorigine espagnole mais nous nous leur donnons toujours leur vrai nom comme par exemple les Sios que lon appelle maintenant souvent Zuni ou les Lagunas les Pawaatees et les Hóotitim entre autres.

Cérémonie chez les Indiens Pueblos de Santa Clara
Dautres clans ne purent être acceptés pour dautres raisons notamment le clan Aása. Ses membres vécurent un certain temps dans le Chaco Cañon puis ils souhaitèrent venir ici. Ils nous montrèrent leur cérémonie mais nos chefs dirent : Non nous nen navons pas besoin. Alors ils se sont souvenus des champs fertiles quelque part dans le Sud et ils y sont retournés. Beaucoup plus tard ils sont devenus le grand peuple des Aztèques. Comme je te lai déjà dit le clan Aása sappelait à cette époque-là Astak et les Espagnols en firent Aztèques.
Quelques membres sont restés dans les environs et cest pourquoi nous avons toujours un clan Aása.
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Troisième tablette du Clan de lOurs (recto-verso)
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Plusieurs siècles passèrent avant que nous soyons tous réunis. Mon clan le clan des coyotes arriva en dernier. Le clan des coyotes arrivait toujours à la fin. Cétait déjà le cas en quittant Kásskara pour venir sur ce continent et ce fut pareil à Oraibi. Cela ne veut pas dire que nous sommes lents mais simplement que cest notre destin. Cest comme un signal quand le clan des coyotes arrive : cest la fin après ça plus personne ne sera accepté. Cest aussi la raison pour laquelle les Kachinas portent une queue de renard dans le dos. Quand après cette grande marche de Sikyátki nous sommes arrivés à Oraibi nous étions encore une fois les derniers et plus personne ne vint à Oraibi après nous.
Comme tu le sais Oraibi se trouve dans une région sèche et il nest pas facile de comprendre pourquoi nous nous sommes installés ici définitivement. Laisse-moi te dire la raison : le clan de lours nest pas venu dans cette région par hasard. Cest sa divinité qui le lui a demandé car ici se trouve le centre de lunivers. En réalité il se trouve à environ trois kilomètres au sud dOraibi dans la vallée. Lendroit sappelle Tuwánassáwi. Des gens du clan des Kachinas y ont vécu il reste encore des ruines. Je ne ten dirai pas plus nous nen parlons pas à dautres gens.
Aujourdhui notre village tombe en ruines parce que nous nous trouvons à la fin dune période. Nous le reconstruirons dans le cinquième monde mais ce sera à un autre endroit. Peut-être notre Oraibi actuel sera reconstruit comme lieu de souvenir national mais il ne sagit pas de la reconstruction dOraibi dans le cinquième monde dont je viens de parler.
Je voudrais répéter ici un point important : seulement quand un clan avait la permission de sinstaller ici définitivement les membres devenaient des Hopis ceux qui sont restés fidèles aux lois du créateur les rares élus sont venus ici et sont devenus des Hopis.
Tant que nous étions en migration on nous appelait le peuple dalêne ce qui se dit dans notre langue Móochi . Bien sûr les Espagnols ont encore une fois mal prononcé ce mot et nous ont appelés Moquis. Pendant des millénaires nous étions un petit peuple parmi les nombreuses tribus. Il y eut toujours des épreuves des échecs et des tentations et beaucoup furent éliminés.
Même ici nous avons eu nos problèmes même encore aujourdhui. Je te rappelle seulement les disputes parmi notre peuple il ny a pas si longtemps comme à lépoque de Patátquapi. Comme les disputes les séparations de Patátquapi se répétèrent quand des gens sont partis dOraibi et fondèrent Hotevilla puis Bakávi et sont partis à Móenkopi et Kyákostsmovi. Vois-tu comment lhistoire se répète ?
Parmi les autres événements cest larrivée des Espagnols qui a bien sûr tout changé. Mais avant de ten parler je veux dabord te raconter lhistoire de Húckovi.
Húckovi
Jai entendu cette histoire très souvent depuis ma plus tendre enfance. Húckovi se trouve sur le prochain plateau de lautre côté des basses terres juste en face dOraibi. Nous gardons ce souvenir vivant car il nous montre ce quil va arriver au monde entier. Nous saurons quand le temps sera venu car tout se passera à nouveau comme ça.
Le village fut fondé par le clan du front. Cest un des trois clans qui ont un rapport avec la chaleur et lénergie. Cest la chaleur qui détruit et cest la chaleur qui purifie cest pourquoi ces clans sont si importants. Par ordre de puissance il y a dabord le clan du feu puis le clan du soleil puis le clan du front. Leur divinité est Macháqua le crapaud à cornes. Nous trouvons le signe du crapaud à cornes de nombreuses fois dans les dessins rupestres et les rochers en bas. En ce qui concerne le clan du feu on sait ce quil a fait avec le premier monde il la détruit. Le clan du front reçut son nom durant la migration. Ce fut le dernier des trois clans qui arrivèrent au Pacifique. Les deux autres clans furent là bien avant et cest pourquoi le clan du front devait se dépêcher pour arriver ici dans cette région. Les gens de ce clan ne pouvaient reposer leur front quune nuit sur la plage puis ils devaient prendre le chemin du retour. Et comme ils furent en retard et durent se presser ils ont moins de considération et de puissance que les deux autres.
Le temps arriva où les gens nécoutèrent plus leur chef dans leur village jusquà lui désobéir et lui manquer de respect. Daprès une vieille coutume on ne peut régler une telle chose que par le départ des gens et la destruction du village. Cest ce qui sest passé avant avec le troisième monde puis avec Táotoóma Palátquapi Casas Grande - ça se répète sans cesse. Et ça se répète aujourdhui dans le monde entier pense à toutes les disputes contradictions et au manque de respect. Cest pourquoi nous les Hopis nous savons que la fin du quatrième monde arrivera bientôt. Nous en sommes proches.
Donc on a pris la décision de détruire le village par un feu et une explosion après une dernière cérémonie. Certains ne crurent pas au feu et à lexplosion et restèrent au village pour voir ce qui allait se passer. Dautres sont partis avant la cérémonie. Trente hommes et trente femmes participèrent à la cérémonie. Chaque femme portait un plateau tressé sur lequel se trouvait de la farine de maïs pressée avec un trou au milieu. Autour du trou il y avait deux anneaux lun dhématite rouge lautre dhématite jaune. La masse jaune avait peut-être un rapport avec luranium que lon a découvert à lest de chez nous. Du trou sortait une flamme quand la flamme sétend ou plutôt quand la flamme descend dans le trou il y a une explosion mais ça plus tard.
Le groupe de femmes et dhommes arriva à travers les rochers par le côté ouest du village. Les femmes posèrent leur plateau à lintérieur dun cercle sur la place du village. Un des plateaux fut donné au chef. Il le prit et alla dans une maison pour le bénir. Puis il sortit rejoindre les hommes et les femmes qui avaient quitté le village plus tôt et les hommes et femmes qui avaient participé à la cérémonie partirent avec lui.
Comme je te lai dit quelques hommes et femmes ne crurent pas quand on les mit en garde et ils restèrent. Quand les flammes disparurent dans les trous il y eut une grande explosion et une chaleur intense et tout le village et les gens qui étaient restés périrent. Même certains de ceux qui étaient partis plus tôt furent incommodés par la chaleur et il fallut les porter.
Les survivants ne purent aller à Oraibi parce que le temps nétait pas encore venu. Comme je te lai déjà dit uniquement ceux qui pouvaient venir à Oraibi étaient ceux pour lesquels les Kachinas avaient déterminé le bon moment. Cest ainsi que le clan du front continua sa migration. Plus tard ce clan fut le dernier à être accepté parmi les clans du feu. Lévénement de Húckovi sest déroulé il y a plus de 3.000 ans. Nous avons toujours une chanson concernant cet événement. On ny dit pas pourquoi Húckovi fut détruite mais seulement ce qui arriva après lexplosion. On chante cette chanson lors de la cérémonie de Húckovi mais en fait il sagit dune mise en garde pour le monde entier. Dans cette région un seul village fut détruit et les gens qui sont partis à temps furent sauvés. Mais dans la chanson on dit que les gens vont de village en village et ne trouvent pas de refuge. Ils ne le trouveront nulle part car ça brûle partout. Il ny a pas de remède car ce sera le feu qui détruira notre quatrième monde. Ce ne sera pas une guerre atomique mais une arme électrique que lon est en train de développer et qui sera découverte bientôt. Je ne sais pas comment agira cette arme exactement mais elle enverra quelque chose qui ressemble à des ondes radio et ça partira dune station et ça ira partout.
Arrivée des Espagnols à Oraibi
Quand les Kachinas sont partis ils nous ont dit de ne pas oublier quil y aura un jour des gens dun autre pays qui viendront nous voir pour nous parler dune autre croyance. Ils ont donné à mes pères du clan de lours un bâton denviron deux mètres de longueur sur lequel ils nous demandaient de marquer chaque année qui passait. Le bâton était de couleur noire et chaque année au moment de Soyál nous y avons fait un trait blanc. Les gens dun autre pays devaient venir quand le bâton serait couvert de traits du haut jusquen bas. Les Kachinas nous avaient demandé de rencontrer ces gens à un endroit appelé Kowáwayma qui se trouve sur le Rio Grande à environ cinquante kilomètres au nord dAlbuquerque. Là-bas se trouve maintenant une ruine avec à lintérieur une belle et grande peinture dont jai copié une partie pour Le livre des Hopis . Cest dailleurs le même endroit où les Navajos sarrêtèrent sur leur chemin de retour après avoir été libérés de prison. Ils cassèrent leurs flèches les posèrent dans les ruines et ont juré de ne plus jamais causer dennuis aux Hopis.
Si les étrangers ne venaient pas cette année-là nous devions encore ajouter cinq années sur un nouveau bâton et le lieu de rencontre dans ce cas devait être Sikiáova ce qui veut dire pierre jaune . Cet endroit se trouve près de la vieille route menant vers Oraibi. Si après ce délai ils nétaient toujours pas là nous devions les rencontrer cinq ans plus tard à un endroit plus haut sur la route qui sappelle Chiwáchukha ce qui veut dire glaise durcie . Après cinq autres années nous devions les rencontrer à un endroit appelé Nahúyangowasha champs croisés . Après encore cinq ans comme dernier lieu de rencontre fut fixée une place sur le bord de la falaise à lest dOraibi. Le nom de cette place est Táotoóma.
Quand le premier bâton fut rempli les gens nétaient toujours pas venus. Cinq ans passèrent encore et toujours rien. Ainsi passèrent cinq années après cinq années. Daprès notre tradition cest Pahána le frère qui devait conduire ces gens sur notre continent. Pahú veut dire eau mais nous ne le prononçons pas entièrement nous le contractons et ne disons que pa et la syllabe ha signifie un voyage sur leau cest-à-dire avec un bateau. Pahána est donc lhomme qui traverse leau avec un bateau ce qui montre que plusieurs millénaires avant lévénement on savait déjà que les gens viendraient en bateau et non sur des boucliers volants.
Nos gens commencèrent à se faire du souci que personne narrivât. Le grand retard signifiait que ce nétait pas les gens attendus qui viendraient. Enfin avec un retard de vingt ans ils arrivèrent et nous nous préparâmes à les attendre à Táotoóma comme on nous lavait demandé. Tu te rappelles sûrement que Táotoóma était aussi le pays du continent qui sortait de leau lendroit qui fut touché par le bras du soleil . Les étrangers arrivèrent donc à cet endroit qui portait le même nom. Il y a longtemps ce nom signifiait un nouveau commencement et cette fois-ci ce fut aussi un nouveau commencement.
Comme je lai dit ce retard de vingt ans inquiétait mon peuple et quand les Espagnols arrivèrent tout avait été préparé pour les recevoir. Nos anciens et les chefs religieux vinrent pour les accueillir. Les étrangers portaient des armures et toutes leurs armes mais nous navions pas peur. Nous pensions encore quil sagissait de frères dêtres humains civilisés. Puis la tragédie commença. Le chef dOraibi tendit sa main pour un nackwách le signe de la vraie fraternité. Si lhomme en face avait compris ce signe tout aurait été bien. Mais quand le chef tendit sa main lEspagnol crut quil voulait un cadeau et lui donna des babioles sans valeur.
Ce fut un coup dur pour les Hopis les étrangers ne connaissaient pas le signe de la fraternité ! Notre peuple prit alors conscience quà partir de ce moment le malheur sabattrait sur les Hopis.
Et cela sest passé ainsi nous lavons vécu.
- LEGENDES
Yucca-Boy
Pendant un certain temps quelques-uns de nos clans vécurent encore à Palátupka dans le cañon Rouge qui sappelle aujourdhui Cañon de Chelly. Les clans importants qui sy installèrent avant de venir ici dans nos villages hopis furent le clan du soleil le clan du maïs et le clan des nuages. En plus il y avait le clan du feu et le clan du roseau. Le petit clan du Yucca était peu connu avec seulement quelques membres. Ils migraient et sinstallaient toujours avec dautres clans et à lépoque ils sinstallèrent dans un petit cañon latéral.
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Le village de Walpi situé sur la première Messa
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Dans une des familles naquit une fille qui en grandissant devint une très gentille jeune fille courageuse et serviable et tout le monde laimait bien.
Un jour très loin à louest (lendroit exact nest pas connu) il y eut une irruption volcanique. Des nuages noirs couvrirent le pays et pendant trois ans il ny eut plus de pluie. Le maïs les haricots courges et autres légumes desséchèrent. Rien ne poussa plus et les gens furent obligés daller dans le désert pour chercher quelque chose à manger. Tout le monde souffrit beaucoup. Les parents de la fille étaient trop vieux pour y aller. Cest donc la fille qui alla chercher de la nourriture pour tous les trois.
Avant de partir elle remplit une cruche avec leau qui continuait à couler faiblement sous un rocher. Quand elle ne trouvait pas de nourriture elle ne rentrait pas et restait dormir dehors pour poursuivre sa recherche le lendemain.
La troisième année la famine fut si grande que la fille fut obligée daller de plus en plus loin. Un jour elle décida daller encore plus loin là où personne navait jamais été avant elle. Elle se dirigea vers le nord vers une colline et pendant trois jours elle ramassa ce quelle trouvait quand elle arriva à un joli endroit rempli de céréales et de baies séchées qui étaient encore mangeables. En fin daprès-midi elle mangea puis décida de passer la nuit et de dormir près dune falaise. Quand elle sinstalla il lui sembla entendre un bruit mais ne voyant aucun animal elle sendormit dans le sable fin. Le lendemain matin pensant quelle avait trouvé à manger elle décida de rentrer lorsquelle entendit de nouveau le bruit de la veille. Elle se dirigea vers la colline et un étranger vint à sa rencontre. Cétait un beau jeune homme dans un habit magnifique. Bien sûr depuis longtemps son peuple connaissait les Kachinas mais depuis larrivée des nuages noirs ces derniers semblaient avoir disparu. Quand il fut près delle elle comprit ce quelle avait entendu la veille. Sa poitrine et son corps étaient couverts de coquillages qui tintaient en marchant.
Mais maintenant cétait le matin et elle navait absolument pas peur.
Il sadressa à elle en disant : Je vois que tu as ramassé suffisamment à manger pour ta famille. Sa voie était douce et gentille et il semblait au courant de la famine. Elle répondit : Oui cest la première fois que je suis allée aussi loin et que jai trouvé autant. Oui je comprends nous vous avons observé tout ce temps et nous savons ce qui est arrivé.
Elle demanda doù il venait et il répondit : Nous sommes les initiés et nous nhabitons pas sur cette terre. Nous venons dune planète très éloignée mais nous surveillons tout le pays. Vous allez surmonter ces temps difficiles cela fait partie des changements qui interviennent actuellement sur la terre entière. La jeune fille fut tellement étonnée quelle ne posa plus de questions. Il continua : Cela va te sembler étrange mais doù je viens tout est beau et vert. Après sêtre assis tous les deux elle parla de son peuple et lui du sien. Ce fut une conversation merveilleuse et il demanda au bout dun moment : Tu nes pas rentrée aujourdhui. Tu ne te fais pas de soucis pour tes parents ? Non cest tellement intéressant de connaître quelquun comme toi quelquun qui est si bien nourri. Il répondit : Je sais que cela tétonne mais nous ne mangeons pas de votre nourriture nous vivons de lesprit qui est dans la nourriture cest comme la rosée sur les perces-neige et il y en a beaucoup dans lunivers.
Puis le jeune homme demanda si elle avait faim. Elle voulut faire cuire quelque chose de ce quelle avait trouvé mais le jeune homme lui offrit quelque chose quil lui avait apporté. Cétait du maïs sucré cela faisait longtemps quelle nen avait pas mangé. Ils restèrent ensemble jusquà la tombée de la nuit et décidèrent de passer la nuit au même endroit et de partir ensemble le lendemain.
Il laccompagna un bout de chemin et quand elle arriva chez ses parents elle leur donna tout ce quelle avait trouvé et le maïs que le jeune homme lui avait donné. Elle raconta ce qui lui était arrivé mais ils décidèrent de nen parler à personne.
Après un certain temps la jeune fille retourna chercher de la nourriture et elle se dirigea vers la colline. Le jeune homme était là et lattendait. Mais lhiver arrivait et chacun savait quil serait encore plus difficile de trouver de la nourriture. Elle y retourna une troisième et dernière fois et le jeune homme lui donna une cruche remplie de graines. Il lui expliqua quelle devait conserver ces graines à lintérieur de la maison et quelle devait en répandre un peu dans le noir total. Elle devait mettre les graines qui sortaient les premières de la cruche dans un panier et quitter la pièce. Quand elle y retournerait les graines se seraient multipliées.
Elle fit comme il lui avait demandé et chaque fois quelle retourna dans la pièce cétait une surprise. Une fois il y avait des haricots une autre fois des graines de courges et parfois du maïs. A chaque fois la corbeille était remplie. Cette cruche que nous appelons la cruche sacrée nourrit la famille tout lhiver. Comme elle navait toujours pas raconté aux autres ce qui lui était arrivé elle sortait parfois pour faire semblant daller chercher de la nourriture.
Au printemps la jeune fille saperçut quelle attendait un enfant. Elle en fut étonnée et en parla à sa mère qui se fit aussitôt du souci par rapport à ce que les gens allaient penser. Létranger était le seul homme quelle avait connu et à qui elle avait parlé mais elle navait pas eu de relations avec lui. La mère était elle aussi soucieuse et un peu honteuse. Un jour la fille décida : Nous allons dire que jai rencontré un étranger et que jai eu des relations avec lui.
Un matin lenfant vint au monde. Cétait un garçon. Toute la famille fut heureuse et laccueillit bien. Après vingt jours il fut temps de lui laver les cheveux. Cest un événement important dans la vie des Hopis. La famille était soucieuse car cette cérémonie doit être faite par les parents du père. Mais qui était le père et où était-il ?
Alors quelque chose détrange se produisit. Quand la mère de la jeune fille se décida à laver elle-même les cheveux de lenfant le brouillard se leva dans le cañon. Cétait la réponse. Les initiés étaient venus pour laver les cheveux de lenfant. Le brouillard fut le plus épais à lendroit où la famille habitait puis le brouillard devint de la pluie. Comme la mère du père nétait pas là pour donner un nom à lenfant cest donc la mère de la mère qui donna comme nom Silíomoho car la mère était du clan du Yucca et elle donna le nom de la plante de Yucca qui y poussait beaucoup plus haut quici dans cette région.
La pluie était revenue ce fut la fin de la famine. Lenfant était magnifique et grandissait de manière superbe. Quand il fut devenu un beau jeune homme il demanda la permission daller chasser seul. Il se dirigea vers le nord vers la colline mais cest seulement le troisième jour quil réussit à tuer un animal. Il se prépara un bon repas et mit le reste de la viande à sécher. Le lendemain quand il se réveilla un jeune étranger se tenait à côté de la viande. Il lui dit : Tu es enfin venu pour chasser. Sa voix était amicale et Silíomoho lui répondit : Oui cest la première fois que je chasse seul. Oui je sais je te connais bien répondit létranger. Silíomoho fut étonné : Tu me connais ? Oui mais le temps nest pas encore venu pour te dire qui je suis. Le soir la viande fut presque sèche et létranger aida Silíomoho à la porter et lui demanda de le suivre. Il le fit monter le versant abrupt de la colline. Il faisait presque noir quand ils arrivèrent au sommet. Là il y avait une maison exactement comme nos kivas mais plus grande. Létranger le fit entrer. Il entendit des voix et en descendant léchelle il vit un groupe de femmes et de filles Kachinas assises le long du mur. La plupart des femmes étaient des Hahá-i les plus gentilles des femmes Kachinas. Elles lui souhaitèrent la bienvenue et il sassit près des hommes au milieu de la pièce. On lui servit un bon repas et létranger lui dit : Comme tu es venu dans notre maison je veux te dire que nous sommes nombreux sur toute la terre et moi je suis ton père. Silíomoho fut incapable de parler. Cétait donc ça son père était lun des initiés cest pourquoi sa mère et ses grand-parents ne lui avaient rien dit. Son père lui dit : Le temps nest pas encore venu pour te dire exactement qui je suis et ce que je fais.

Cérémonie dIndiens Hopis habillés en Kachinas
en haut dune Kiva (dans les années 1920)
Tu es un être humain et tu nes pas encore lun des nôtres mais tu le seras un jour. Mais maintenant tu dois passer trois épreuves. Nous allons voir si tu vas survivre. Pendant les trois nuits suivantes le garçon dut choisir soigneusement des endroits pour passer la nuit et il fut assailli par des bêtes sauvages et des tempêtes terribles. Mais comme il avait à chaque fois bien choisi son emplacement il réussit à survivre et à passer les épreuves avec succès.
Le matin après la troisième nuit son père apparut et lui dit : Jai tout le temps espéré que tu survives. Je tai mis à lépreuve de toutes mes forces mais maintenant je sais que tu es fort. Tu dois être fort car lavenir apportera beaucoup de difficultés pour ton peuple. Ils retournèrent à la kiva ensemble où Silíomoho fut reçu avec beaucoup de chaleur et de gentillesse. On lui servit un bon repas et beaucoup de Kachinas chantèrent et dansèrent pour lui. Après une bonne nuit son père arriva : Jai déjà fait mon travail ce matin. Jai béni la terre avec de la rosée et maintenant nous pouvons partir car ta mère et tes grand-parents doivent se faire du souci pour toi. Puis il prit le paquet avec la viande séchée que le garçon avait préparée et ils prirent le chemin du village du garçon. Près du village ils sarrêtèrent et le père dit : Maintenant tu dois continuer seul. Je vais taider à porter ton paquet mais tu ne me verras pas. Le père était devenu invisible. Le garçon fut accueilli avec joie. La mère partagea tout de suite la viande avec ses voisins. Puis Silíomoho raconta ce qui lui était arrivé tout ce que son père lui avait appris concernant lavenir difficile de leur peuple et que plus tard dans sa vie lui Silíomoho deviendrait le chef dune planète très éloignée. Le nom de son père était Hólolo.
Par la suite chaque fois quil y avait du brouillard dans le cañon les gens disaient cest Hólolo le père de Silíomoho. Et même encore aujourdhui nous appelons le cañon de Chelly cañon du brouillard. Silíomoho devint un membre important et plus tard un chef apprécié de son peuple. Ses capacités furent dune grande aide. Il pouvait prédire quand il pleuvrait ou combien il y aurait de neige quand ils devaient semer et comment conserver les récoltes.
Ce don fut un cadeau de son père.
- LENERGIE
A Kásskara toute la puissance et lénergie dont nous avions besoin provenaient du soleil. Nous pouvions en bénéficier partout et les lignes électriques nétaient pas nécessaires. Mais je ne sais pas comment cela fonctionnait.
Nous avions un appareil en fait nous en avions beaucoup avec un cristal à lintérieur pas plus gros quun pouce. A lépoque les gens navaient pas besoin de travailler la pierre avec un burin pendant des jours. Tout ce quils avaient à faire cétait dorienter lappareil par rapport au soleil et ils pouvaient fendre la pierre avec lénergie solaire.
Tous les sons étaient mémorisés dans des cristaux. Tous les enregistrements du troisième monde se trouvent dans une grotte en Amérique du Sud. Ma grand-mère me la dit un jour mais personne ne sait plus où elle se trouve. Si la grotte était découverte un jour je pourrais tout reconnaître à lintérieur.
Quand nous sommes venus sur ce continent nous avons bien sûr emmené de tels appareils ainsi que toutes nos connaissances. Là-bas en Amérique du Sud les gens pouvaient soulever dénormes blocs de roche en tendant les mains sans y toucher. Aujourdhui on est étonné et on ne comprend pas comment les gens ont pu bâtir de telles villes mais à lépoque cétait facile.
La plus grande efficacité des capacités de lêtre humain se trouve dans le bout des doigts. Ils peuvent émettre beaucoup de force et en absorber autant. Pense aux hommes-médecine qui posent leurs doigts sur ton corps et sentent toutes les vibrations. Ils ressentent aussi les vibrations qui ne devraient pas sy trouver et localisent ainsi la maladie.
A une certaines époque on utilisait aussi le mercure mais je ne sais pas exactement dans quel but. Daprès notre tradition il en existait deux sortes une liquide et une solide. Il y aurait un rapport avec la chaleur et léquilibre mais je ne sais pas si au point de vue scientifique cela signifie quelque chose pour toi. Les gens du clan deux cornes lont utilisé cest ce que ma dit un homme du clan de larc.
Les gens avaient techniquement un niveau élevé mais ils nont jamais utilisé la force pour détruire des vies. Tout ce savoir sest progressivement perdu et les gens ont dû travailler de plus en plus dur. Aujourdhui toutes ces bonnes choses sont dissimulées et nous voyons avec étonnement ce que lon a réussi à faire dans le passé. Pour comparer on pourrait dire que cest aujourdhui que nous vivons dans une époque sombre.
- LES SYMBOLES
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Le symbole du plan de vie des Hopis
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Quand nous sommes installés en Amérique du Sud après notre arrivée nous avons commencé à documenter notre présence. Nous avons exprimé notre savoir historique et spirituel à travers des symboles. Nous en faisons autant aujourdhui car nous avons hérité ces symboles de nos pères et nous connaissons le sens des chiffres et des lignes. Nous savons ce quils signifient et ce que lon peut exprimer à travers ces symboles.
Nous avons laissé nos symboles partout où nous avons vécu ou migré. On peut trouver les preuves de notre savoir dans toute lAmérique du Sud jusquau continent nord-américain : des dessins rupestres des céramiques des bâtiments. Les gens disent que nous navions pas décriture. Mais cest justement notre écriture et ce sont nos messages qui sont présents partout sur les deux continents et qui nont pas encore été détruits.
Nous avons écrit nos symboles sur de la roche car elle nest pas facile à détruire par le temps. Nous avons décoré nos céramiques avec des symboles et nous en faisons toujours autant aujourdhui. A chaque fois que nous avons quitté une installation provisoire pendant nos migrations nos enfants brisaient dans tout le village toutes les céramiques et les laissaient comme un legs. La céramique ne peut pas être détruite. On peut la briser mais les morceaux restent toujours. Dautres peuples et des générations futures viendront et les trouveront et ils sauront que nous avons été là avant eux.
Et il y a les bâtiments les ruines. Si on fait attention à certains signes caractéristiques alors on peut les trouver partout en Amérique du Sud et ici. Par exemple il existe des tours des tours circulaires et des tours carrées. La tour ronde est le symbole féminin la tour carrée le symbole masculin.
La forme en T ou le trou de serrure est très importante. Nous lavons depuis le premier monde. Cette forme est un symbole pour le plan du créateur. Cest pourquoi les fondations de nos kivas ont cette forme en T. Et comme je parle justement des kivas je veux ajouter quelques autres significations symboliques de cette construction. Létage inférieur représente le premier monde létage supérieur le deuxième monde et lensemble de larrière jusquau devant représente le troisième monde. Sur le toit plat se trouve une plate-forme surélevée qui représente notre monde actuel le quatrième monde. Maintenant tu comprends pourquoi les kivas sont si importantes pour nous.
Et naturellement il existe les grands édifices du passé. Les références aux multiples mondes ne manquent pas. Combien de symbolisme et de savoir sont exprimés à travers eux. La référence aux différents mondes se trouve partout dans le nombre détages des pyramides le nombre des portes sur les toits des bâtiments : les trois mondes du passé le quatrième le monde actuel le cinquième monde et les sept mondes que lhumanité doit traverser au total. Même les neuf mondes sont mentionnés à savoir les deux mondes appartenant au créateur. Et les sculptures et la position des bâtiments. Nous pourrions écrire un livre supplémentaire sur la signification des découvertes dans les ruines mexicaines et sud-américaines. Je tai déjà parlé de la forme en T à Teotihuacan de la signification des degrés pourquoi il y a un trou dans lédifice de la pyramide du soleil et la signification des serpents des deux côtés des marches. Dans toute chose il y a une signification et lhistoire est inscrite partout. Nous sommes des gens ayant une orientation spirituelle et les historiens et les archéologues doivent se rendre compte quils devront dabord nous comprendre avant de pouvoir expliquer les ruines.
A lépoque actuelle nous portons ces chiffres symboliques avec nous ou plutôt dans nous. Pas dans une forme matérielle mais dune manière plus subtile. Par exemple pendant une cérémonie quand des Kachinas dansent sur la place du village ils forment leurs groupes à seulement trois endroits pour montrer les trois mondes que nous avons traversés. Ils ne peuvent pas former un quatrième groupe puisque le quatrième monde nest pas terminé. Je dois également mentionner les chants que nous chantons pendant les cérémonies. Un tel chant comporte cinq strophes ce qui signifie que nous allons nous rendre dans le cinquième monde. Comme tu le vois les Hopis savent exactement où ils se situent dans le plan des mondes : entre le troisième qui a été détruit et le cinquième le prochain monde que nous devons atteindre. Nous savons que nous nous trouvons dans le quatrième monde situé au milieu de sept mondes que nous devons traverser au total. Nous navons pas besoin de le dire car tout est exprimé symboliquement dans nos cérémonies. Pourquoi noter quelque chose par écrit qui est enracinée si profondément et exprimée si clairement dans nos cérémonies ?
Tout le symbolisme utilisé par les Hopis nous rappelle les vérités que nous avons apprises il y a longtemps. Mais seulement nous les Hopis connaissons et comprenons ce symbolisme aucune autre tribu ne peut en faire autant même si beaucoup dentre elles utilisent maintenant des symboles hopis. Elles ne voient que lextérieur et nont pas la connaissance.
Si tu vois nos symboles quelque part en Amérique du Sud en Amérique Centrale ou sur ce continent pense que nous savons encore aujourdhui ce quils signifient. Et pense que nous savons tout cela par notre passé et par ce que nos pères nous ont transmis et que nous gardons toujours vivant.
Et noublie pas que le savoir des Hopis est encore plus étendu : nous savons que nos voix même sans son sont imprimées dans latmosphère et que cest indestructible ! Des rochers et des ruines peuvent disparaître un jour mais ce que nous disons et ce qui se passe dans nos âmes sur un niveau plus élevé ne sera jamais détruit.
- LE MOT DE LA FIN
Chacun dentre nous est né avec une prédestination et doit remplir sa tâche dans ce monde. Longtemps avant ma conception il fut décidé que cela ferait partie de ma destinée de transmettre toutes ces choses. Cest pourquoi je suis venu pour parler avec toi.
Tout au début de ton enregistrement je tai dit que lhistoire de mon peuple représente une mise en garde pour vous. Jespère que tu as maintenant bien compris cet avertissement. As-tu remarqué comment lhistoire se répète toujours et toujours ? Et tu as vu que le créateur punit lhumanité quand elle transgresse les lois et dévie ou quitte le droit chemin.
Je tai parlé beaucoup de notre histoire de lhistoire du peuple élu. Je sais quelle ne correspond pas à ce que vous avez cru jusquà maintenant. Naturel-lement les scientifiques voudront nous corriger comme ils le font toujours. Ils ne nous comprennent pas et ne peuvent donc pas comprendre notre histoire et nos opinions. Mais nous les Hopis reconnaissons dans les événements daujour-dhui la même chose que ce qui est arrivé vers la fin du troisième monde. Nous voyons ce qui se passe dans le monde la corruption les assassinats et nous savons que nous sommes sur le chemin de la destruction. On peut éviter cette fin terrible si nous retournons sur le chemin du créateur mais je ny crois pas. La prochaine grande catastrophe nest pas loin seulement quelques années. Cela doit vous sembler étrange dans votre monde mais nous le savons.
Nous les Hopis nous le savons.

Cérémonie chez les Indiens Pueblos de San Juan frères des Indiens Hopis.
Les Pueblos ne furent pas intégrés aux Hopis
car ils nont jamais fini leur migration